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Faire l’épicerie aux États-Unis quand on est Canadien : qu’est-ce qui coûte vraiment moins cher?

Certains aliments américains semblent moins chers sur les tablettes, mais le taux de change, les taxes, les frais de déplacement et les règles frontalières peuvent faire disparaître la différence.

Faire l’épicerie aux États-Unis quand on est Canadien : qu’est-ce qui coûte vraiment moins cher?

Un prix affiché de 3,99 $ US peut sembler une aubaine jusqu’à ce que la caisse le convertisse en dollars canadiens, ajoute les taxes de vente et vous laisse expliquer la présence de douze douzaines d’œufs à la frontière.

Faire l’épicerie de l’autre côté de la frontière peut faire économiser dans certaines situations. Mais ça peut aussi devenir un détour coûteux pour quelques aubaines alléchantes. La réponse dépend de l’aliment, du taux de change, de votre province, de l’État américain que vous visitez et de ce que vous avez le droit de rapporter à la maison.

Commencez par les catégories qui risquent le plus de varier

Les plus grandes différences de prix se trouvent souvent dans les aliments touchés par des systèmes de production et de commerce différents. Au Canada, la gestion de l’offre influence les produits laitiers, les œufs et la volaille. Les prix canadiens de ces catégories peuvent donc être plus élevés que ceux de l’autre côté de la frontière, même si l’écart varie selon le produit, la région et le détaillant.

Les magasins américains peuvent valoir la peine d’être vérifiés pour :

Cela ne veut pas dire que tous les produits américains sont moins chers. Une promotion dans une épicerie canadienne peut battre le prix courant affiché aux États-Unis. Un format familial peut sembler abordable, mais entraîner du gaspillage si votre ménage ne peut pas le consommer avant qu’il ne se gâte. Les fromages fins, les produits sans lactose et les produits biologiques peuvent se comporter différemment des versions standards.

Considérez les produits laitiers, les œufs et la volaille comme des catégories à comparer. Ne présumez pas que toute la section réfrigérée est moins chère.

Les fruits, les légumes et les produits du garde-manger sont moins prévisibles

Le prix des fruits et légumes dépend beaucoup de la saison, de la région de production, du transport et des promotions locales. Un magasin américain situé près d’une région productrice peut offrir un excellent prix sur un produit de saison. Un magasin canadien peut être plus concurrentiel lorsque son circulaire propose une promotion ou lorsque le même produit est approvisionné efficacement.

Le taux de change compte encore davantage pour les fruits et légumes, puisque l’écart de prix initial peut être modeste. Un petit avantage peut disparaître après la conversion, les taxes et les frais de déplacement.

Les produits du garde-manger sont tout aussi variables. La farine, le riz, les pâtes, les aliments en conserve, les céréales, le café, les sauces et les grignotines peuvent coûter moins cher dans un pays ou dans l’autre, mais les formats et les marques rendent les comparaisons directes difficiles. Une boîte américaine peut être moins chère, mais contenir moins de produit. Un emballage multipack peut en contenir davantage, mais seulement si vous auriez acheté cette quantité de toute façon.

Comparez le prix unitaire lorsque c’est possible :

Le prix unitaire n’est pas toujours affiché de la même façon, et les formats inscrits sur les emballages peuvent porter à confusion. Faites vous-même le calcul lorsque la comparaison est importante.

Convertissez le prix avant de décider

Ne comparez jamais un prix affiché en dollars canadiens avec un prix affiché en dollars américains. Convertissez d’abord les deux prix dans la même devise.

Utilisez le taux de change qui sera réellement appliqué par votre mode de paiement, et pas seulement le taux courant affiché dans les résultats de recherche. Les cartes de crédit et les autres modes de paiement peuvent appliquer leur propre taux de conversion ou ajouter des frais de change. Votre relevé bancaire peut aussi afficher le montant canadien final plus tard, une fois la transaction comptabilisée.

Voici une comparaison utile :

  1. Notez le prix américain en dollars US.
  2. Convertissez-le en utilisant un taux réaliste pour votre carte ou votre mode de paiement.
  3. Ajoutez les frais de change prévus.
  4. Ajoutez les taxes de vente américaines applicables.
  5. Comparez le montant final en dollars canadiens avec le prix canadien pour le même format et le même produit.

Faites la même chose pour tout le panier, et pas seulement pour les trois articles qui ont attiré votre attention. Un poulet moins cher ne vous fera pas économiser si le reste de l’épicerie coûte plus cher.

Tenez compte des frais pour vous rendre sur place

Un aller-retour à l’épicerie de l’autre côté de la frontière ne constitue pas un transport gratuit. Incluez l’essence, le stationnement, les péages, les repas supplémentaires, le temps de déplacement et les éventuels frais d’hébergement. Si vous voyagez déjà pour une autre raison, le calcul peut être plus avantageux. Si le voyage sert uniquement à acheter de l’épicerie, le seuil de rentabilité est beaucoup plus élevé.

Tenez aussi compte de l’espace dans votre congélateur et votre réfrigérateur. Un produit qui doit être consommé rapidement n’est pas une véritable aubaine si vous devez acheter un deuxième repas en chemin vers la maison. Les aliments périssables peuvent se gâter pendant un long trajet, surtout par temps chaud ou si les délais à la frontière sont plus longs que prévu.

Une règle pratique : comparez les économies réalisées sur votre panier prévu avec le coût total du voyage. Si le calcul ne fonctionne que lorsque chaque article est moins cher, l’économie est probablement trop fragile.

Qu’est-ce que vous pouvez rapporter au Canada?

Les aliments qui entrent au Canada sont soumis à des règles. La réponse peut dépendre du produit, de l’endroit où il a été fabriqué, du pays d’où vous revenez, de la quantité transportée et de l’existence de restrictions temporaires liées aux parasites ou aux maladies animales.

Les catégories courantes qui demandent une attention particulière comprennent :

Certains aliments peuvent être autorisés avec des limites, des conditions ou des documents justificatifs. D’autres peuvent être restreints ou refusés. L’emballage et la preuve d’origine peuvent avoir de l’importance. Le fait qu’un produit soit légal d’achat aux États-Unis ne signifie pas automatiquement qu’il est admissible au Canada.

Consultez les directives à jour de l’Agence des services frontaliers du Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments avant de faire vos achats. Utilisez l’outil officiel ou les renseignements frontaliers à jour pour connaître les règles concernant le produit exact. Les règles peuvent changer, particulièrement en période de maladie animale ou de présence de ravageurs des végétaux.

Déclarez tout. Ne cachez pas des aliments parce que vous ne savez pas s’ils sont autorisés. Les agents des services frontaliers peuvent décider si un article peut entrer au pays, et des marchandises non déclarées peuvent créer un problème beaucoup plus important que la simple confiscation de l’article.

Les exemptions personnelles hors taxes, en termes simples

Votre exemption personnelle correspond à la valeur des marchandises que vous pouvez rapporter sans payer de droits ni de taxes, principalement selon la durée de votre absence du Canada. Ce n’est pas une allocation d’achat qui rend les aliments restreints acceptables. Elle ne remplace pas les règles d’importation des aliments, et vous devez quand même déclarer vos achats.

Pour de nombreux voyageurs canadiens, la structure courante est la suivante :

Le montant exact, les marchandises admissibles et les exceptions dépendent des règles en vigueur. L’alcool et le tabac sont soumis à des conditions distinctes, et certaines marchandises ne sont pas admissibles de la même façon. Les membres d’une même famille qui voyagent ensemble peuvent aussi être soumis à des règles qui influencent l’application des exemptions.

Ne considérez pas l’exemption comme un moyen d’éviter tous les frais. Si vos achats dépassent la limite applicable, vous pourriez devoir payer des droits ou des taxes sur une partie ou la totalité de l’excédent, selon les marchandises et les règles. Gardez vos reçus. Soyez prêt à indiquer la durée de votre absence et ce que vous avez acheté.

Une meilleure façon de comparer un panier transfrontalier

Avant de partir, faites une courte liste des articles que vous auriez achetés à la maison de toute façon. Ajoutez le prix canadien, le prix américain et le format. Comparez ensuite le coût unitaire après conversion.

Classez chaque article dans l’un des trois groupes suivants :

Évitez de bâtir un voyage autour de produits incertains. La viande fraîche, les produits laitiers, les œufs et les fruits et légumes peuvent présenter les plus grands écarts apparents, mais ils comportent aussi davantage de considérations liées à la frontière et à la conservation. Les produits du garde-manger qui se conservent à température ambiante sont plus faciles à transporter, mais leurs économies peuvent disparaître lorsque vous tenez compte des formats et des frais de change.

Les prix canadiens varient aussi énormément. Un ménage près de Windsor, de Niagara, de la vallée du bas Fraser ou d’une autre région frontalière fait face à un calcul différent de celui d’un ménage du nord de l’Ontario, des provinces de l’Atlantique ou d’une communauté éloignée. La concurrence entre les commerces locaux, les taxes provinciales et la distance à parcourir comptent tous.

En résumé

Faire l’épicerie aux États-Unis ou au Canada ne se résume pas à déterminer quel pays affiche le prix le plus bas sur les tablettes. Les produits laitiers, les œufs et la volaille sont souvent les premières catégories qui valent la peine d’être comparées. Les fruits, les légumes et les produits du garde-manger dépendent davantage de la saison, des promotions, du format et du taux de change de la semaine.

Convertissez les prix. Comptez les frais de déplacement. Vérifiez les règles d’importation à jour. Utilisez l’exemption personnelle comme une règle frontalière, et non comme une permission de tout rapporter à la maison. Si vous voulez tester l’idée avec votre ménage, vos commerces et votre budget hebdomadaire réels, CartBrain peut vous aider à planifier la partie canadienne de vos achats avant de traverser la frontière.

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